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Vers l’abstraction

À Paris, sans doute parce que la ville lui est désormais plus étrangère, Simone ne regarde plus la foule mais les petits groupes – ici des sportifs, là des patineurs – qui lui donnent sa dynamique…, la respiration de la cité plus que ses élans symbiotiques.

Son travail tend vers une plus grande abstraction. C’est toute une gamme de mouvements qui, comme autant de gestes picturaux, animent les toiles où la matière même de la peinture acquiert plus d’importance. Simone semble désormais faire corps avec la matière, l’emporter dans ses élans, ses rythmes, comme si seule la peinture pouvait la libérer du poids de la ville. Sans doute fallait-il être passé par l’éblouissement de la couleur pour accepter d’y renoncer en faveur de la matière en privilégiant la peinture comme seule interprétation possible de l’intériorité des souffles de vie… face à la vie elle-même et d’affirmer la force de la création comme ultime foi en l’humain.

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